D’un livre à une composition…

Je suis souvent touchée par ce que je lis, par les aventures vécuent par des protagonistes, par des gens qui ont vraiment existé dans la “vrai vie”. Sylvain Tesson fait partie de ceux-là.
Le livre essai “Dans les forêts de Sibérie” que m’a prêté Jérémie (grand fan de cet auteur) a atteint quelque chose de très profond en moi. Le désir de liberté, physique mais aussi intellectuel.
Six mois seul dans une cabane au fond de la Sibérie à se questionner, se livrer à l’exercice difficile de l’introspection. Au delà de l’exploit physique (passer des journées à -30 degrés !), ce travail sur lui-même et donc les questions que je me suis posées également m’a travaillé au corps.
Qu’est ce que la liberté ? Comment espérer l’atteindre dans le monde actuel où tout va si vite ? La réponse est peut être dans la prise du temps, pour soi. Pour s’aligner avec ses croyances…
Je m’imaginais marchant avec lui dans ces forêts, gravissant les sommets, la neige, le bruit des pas sur un sol moelleux mais froid.
Et le silence.
“Flocons translucides,
Fractales tourbillonnantes,
Un doux infini
Et le vide qui s’empare de moi”
Le morceau “Snowflakes” se veut un hommage à cet aventurier, et à tout personne se cherchant, cherchant son temps, son propre battement.
Il est articulé en 2 parties: une première, très calme, aérée et pleine de silence puis l’autre où les choses se gâtent, se précipitent. La rencontre de l’Humain avec la faune, les éléments, la Nature.
Marie
« Réduit à moi seul, je me nourris, il est vrai, de ma propre substance, mais elle ne s’épuise pas… »
JJ.Rousseau – Rêveries.